Historique

2000-2001

Saison de tous les paradoxes, véritablement dramatique pour le Racing qui terminera bon dernier du championnat tout en emportant la coupe de France. Pour la première fois, le groupe connaîtra une relégation en deuxième division. Condamné à évoluer dans une Meinau vide et victime au début de la saison d’un véritable acharnement médiatique suite aux événement de RCS-Monaco, le groupe sortira pourtant renforcé de cette épreuve, notamment grâce à son excellente organisation, ses structures et la solidarité de son noyau dur. C’est à partir de cette saison qu’il constituera véritablement l’unique moteur de la Meinau d’un point de vue de l’ambiance.

Tous les déplacements sont, pour la deuxième année consécutive, effectués et pour la première fois, tous sont organisés par le groupe. La fidélité du groupe à l’extérieur reste une des plus grandes satisfactions du groupe cette année là (une moyenne plus de 30 UB90 présents à l’extérieur.) Excellente année également au niveau des gadgets sortis, parmi lesquels le mythique sweat noir et l’écharpe à bandes, aujourd’hui très recherchés. Enfin, les organes de communication seront les points forts du groupe avec deux nouvelles versions du site Internet considéré comme l’un des plus beau de France, un goujon plus que jamais frétillant, et la réapparition d’une feuille d’info gratuite, le DNP.

D’un point de vue organisation interne, les sections connaissent une progression foudroyante. La New Spirit, plus active que jamais, produit ses premiers gadgets (un t-shirt et un patch) tandis que les Girls 2000, près une bonne année de stagnation, connaissent un véritable boum après l’arrivée de nouveaux membres actifs. Le local est agrandit et permet la célébration des 10 ans du groupe, anniversaire fêté en deux temps face à Lyon ou nous n’avons pas pu organiser de tifo en raison d’un retard du fournisseur mais qui fut l’occasion d’une excellente ambiance dans le Kop malgré la lourde défaite et face à Rennes. Les festivités des 10 ans furent également l’occasion d’organiser le premier tournoi de sixte UB90 du premier mai, devenu depuis une tradition.

Enfin ce fut après des mois de contacts chaleureux l’année du véritablement lancement de notre jumelage avec les Phoenix Sons de Karlsruhe, les premiers déplacements effectués en communs étant organisés. Nos amis d’outre Rhin organiseront même des bus à Saint Etienne et à Sedan pour encourager le Racing. Outre l’ambiance a domicile très faible due à une désertion de la Meinau par son public et une tribune peu adaptée à la mise en place d’un soutien vocal efficace (phénomène largement aggravé par les travaux en populaires qui se sont déroulés en cours de saison et qui rendent de plus en plus difficile la constitution d’un véritable Kop en populaires), les tifo seront le gros point noir de la saison, l’oeuvre pharaonique du Stade de France constituant un peu dans ce domaine l’arbre qui cache la forêt. Quelques petites animations sympathiques (Rennes, Saint Etienne, Marseille) mais rien de bien transcendant. On se rattrapera quelque peu avec la pyrotechnie et quelques belles animations à la chlorate qui seront l’occasion de quelques très belles photos (à Marseille, Saint Etienne, Bordeaux ou à domicile face à Guingamp).

Une année noire d’un point de vue sportif donc marqué par le désamour et la rupture définitive entre le Racing et son public, mais une année également marquée par la fidélité sans faille affichée par les UB90, derniers dépositaires de l’honneur souillé du Racing.


MOMENTS FORTS

  • RCS-Monaco :
    Cette rencontre, qui venait après le catastrophique RCS-Lille, se déroula sous une grande tension. Le groupe a décidé d’effectuer une grève lors du premier quart d’heure. Hélas cette grève durant toute la rencontre, Monaco marquant deux buts lors des dix premières minutes. Le noyau du groupe décida d’envahir pacifiquement la tribune présidentielle afin d’exprimer vertement son opinion sur la gestion calamiteuse de Proisy et de Leroy tandis qu’une autre partie du kop exprima vertement sa colère aux grillages. Cette soirée houleuse se termina sur le parking ou les joueurs du Racing furent pris à partie verbalement. Les conséquences de cette soirée agitée furent graves, les médias se saisissant de l’affaire sous l’angle sensationnaliste et racoleur du racisme. Claude Leroy et certains joueurs tels que Bagayoko n’hésitèrent pas à en ajouter une couche afin de se faire de la pub et occulter les résultats catastrophiques du Racing. Deux gars de la tribune, parfais boucs émissaires, payèrent les pots cassés de cette tempête médiatique en étant notamment interdits de stade durant 1 an…

  • RCS-OM :
    Pour la première fois depuis des lustres, l’OM est accueilli dans un stade à moitié vide. Le groupe fait avec les moyens du bord en organisant un tifo évolutif montrant la déchéance du club depuis l’arrivée de IMG Mac Cormack, le tout agrémenté d’une banderole reprenant une phrase de Proisy « itinéraire d’un public gâté » . L’après match se déroule dans un bar en compagnie des Phoenix Söns et marque le départ véritable de notre jumelage avec les Karlsruher. C’est à partir de cette époque que les premiers déplacements en commun sont organisés.

  • RCS-Rennes :
    Le match des 10 ans des UB90, joué dans un stade vide. Le groupe fait une fois encore ce qu’il peut avec ce qu’il a et organise un tifo bandes + voile. L’ambiance vocale est bonne, les UB90 tenant à célébrer dignement cet événement. Le clou du spectacle est sans aucun doute la magnifique rangée de pots de fumée bleus allumés lors du coup de sifflet final. Hélas le Racing nous offrira un bien triste cadeau en tombant à la dernière place du classement à l’issue de la rencontre…

  • Bastia-RCS :
    Premier déplacement en bus organisé à Strasbourg pour soutenir l’équipe en Corse et déplacement absolument inoubliable pour tous ceux qui l’ont vécu. Malheureusement, l’équipe subit une nouvelle humiliation sur le terrain et a désormais un pied en D2. Ce déplacement restera néanmoins l’un des plus mythiques et des plus chargés en émotions de l’histoire du groupe.

  • Saint-Etienne-RCS :
    Le sommet de la saison du point de vue des tribunes et match à 6 points étant donné le mauvais classement des deux équipes. Le groupe, échaudé par le cambriolage du local lors du match aller et du vol de certains mathos (écharpes, photos, méga, cartes de membre) déploie à l’encontre du Kop Nord la banderole « dirigeants fraudeurs, ultras voleurs » (allusion à ce cambriolage et à l’affaire des faux passeports secouant le club stéphanois). L’ambiance dans le parcage visiteur est excellente et un magnifique chlorate noir est allumé. Hélas, le Racing, à deux doigts d’une victoire, est rejoint à la dernière minute et voit ses espoirs de maintien s’envoler un peu plus. Tristesse du résultat accentuée par le caillassage de nos bus à la sortie de Geoffroy Guichard….

  • RCS-PSG :
    Dernier match de la première division et le groupe tient à porter le deuil et tout le monde est en noir dans le kop. Chlorate noir et banderoles vengeresses à l’égard de Proisy et de sa gestion désastreuse tout au long de la rencontre. Le Racing perd une nouvelle fois et termine bon dernier du championnat, une bien triste soirée ponctuée par quelques accrochages avec des indep’ parisiens…

  • RCS-Amiens :
    La finale de la Coupe de France au Stade de France fut l’occasion pour le groupe d’avoir les moyens de ses ambitions et d’enfin pouvoir montrer son savoir faire en mettant en place un splendide tifo de 20 000 feuilles. L’effet fut splendide et ce spectacle restera sans doute comme l’une des plus belles images de la saison du Racing. Pour le reste, cette finale ne restera pas dans les mémoires, tant la soirée fut gâchée par les milliers de touristes voulant nous imposer leur loi et regarder le match bien sagement assis, sans faire trop de bruit. Beaucoup de palabres et de tensions accentuées par un match insipide et crispant que le Racing gagna de la plus petite des manières aux tirs aux buts, nous faisant grâce d’une ultime humiliation qui aurait ponctuée cette saison pourrie jusqu’au bout. La victoire du Racing fut célébrée le lendemain au stade de la Meinau dans l’indifférence générale, Proisy étant copieusement conspué à la présentation de la Coupe. Bref un trophée qui n’a pas fait oublié le désastre sportif vécu cette saison.
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